Les retraités s’adressent à nouveau au président de la République

Les retraités s’adressent à nouveau au président de la République   

Lors des vœux présidentiels Emmanuel Macron a pris soin de citer toutes les catégories de la population touchées par sa politique. A une exception près : les retraité-e-s ! Le mépris perdure. Les 9 organisations de retraités lui avaient demandé audience en…octobre. Toujours pas de réponse. Les 9 ont donc décidé de faire signer massivement une carte de vœux qui sera déposé dans les Préfectures à la fin janvier.

Le courrier adressé à Emmanuel Macron le 19 octobre dernier demeure d’une urgente actualité, car depuis, les mesures qui avaient suscité leur colère ont été avalisées par le Parlement. La très grande majorité des retraité-e-s constatent aujourd’hui la baisse de leur pension après 4 ans de blocage.

Nous reproduisons ci-après le contenu de ce courrier et nous vous proposons de télécharger et de diffuser la carte de vœux-pétition que nos organisations déposeront le 30 janvier à la préfecture de Charente-Maritime, à La Rochelle.

Signez et faites signer cette carte pétition et faites la parvenir à l’USR avant le 26 janvier.

Vous n’avez pas fini de nous entendre Mr Macron et on ne vous oubliera pas, nous.

 

Monsieur le Président de la République,

Depuis avril 2014, nos neuf organisations dénoncent les politiques menées à l’égard des personnes retraitées. Nous soulignons particulièrement les pertes régulières de pouvoir d’achat résultant du cumul de l’absence de revalorisation des pensions avec les mesures augmentant les impôts des personnes retraitées, et l’insuffisance criante des moyens mis en œuvre pour développer une solidarité réelle à l’égard des personnes en situation de perte d’autonomie.

Nous vous avons déjà écrit à deux reprises pour obtenir une rencontre avec vous, mais sans résultats. Le 27 septembre, nous vous avons fait un troisième courrier, à la veille de la journée de mobilisation des personnes retraitées du 28 septembre. Par cette nouvelle lettre ouverte, qui permettra au public, et particulièrement aux retraités, de constater l’attention que vous apportez aux demandes de près de 25 % de la population, nous renouvelons notre demande d’une rencontre avec vous. En effet, vos annonces d’une part, vos projets d’autre part, sont autant d’attaques à l’égard des personnes retraitées, aussi souhaitons-nous pouvoir vous démontrer que la situation des « retraité-e-s» est gravement mésestimée.

On a qualifié les retraitées et retraités de « nantis », d’enfants gâtés, de « privilégiés », en cherchant à les mettre en opposition à l’égard des jeunes et des « actifs », comme si la politique actuellement poursuivie, comme celle des précédents gouvernements, n’était pas elle-même génératrice du chômage de masse dont sont victimes nos enfants et nos petits-enfants. Plus récemment, nombre de personnes retraitées ont pris pour elles le nouveau qualificatif de « fainéant » récemment formulé dans les médias.

En même temps, nous tenons à souligner combien le choix d’augmenter la CSG de 1,7 point est rejeté non seulement par nos neuf organisations et leurs adhérent-e-s, mais par une large part des personnes retraitées et par de futurs retraités actuellement salariés.

Depuis quelques jours, nos organisations portent la pétition initiée par Monsieur Gérard Mougenot et qui a maintenant recueilli plus de 275 700 signatures. Les signataires de cette pétition exigent l’abandon de l’augmentation de 1,7 point de la CSG à la charge des personnes retraitées.

Nos neuf organisations constatent que les différents choix du gouvernement donnent de la politique actuelle une image particulièrement déséquilibrée. Pendant que l’on augmente la CSG, pendant que l’on baisse les APL, qu’est augmenté de deux euros le forfait hospitalier, que l’on supprime les emplois aidés, que l’on prive les collectivités territoriales de ressources leur permettant de développer des politiques sociales et solidaires, etc., on poursuit la baisse du taux de l’impôt sur les sociétés, on plafonne à 30 % le taux d’imposition des revenus mobiliers, on exonère les portefeuilles boursiers de l’impôt sur la fortune. Ces nouveaux cadeaux fiscaux faits à une minorité privilégiée vont coûter très cher à la majorité de la population. Les budgets publics seront encore plus en difficultés, et le gouvernement va s’appuyer sur cette situation qu’il aura lui-même créée pour justifier la décision de nouvelles « économies budgétaires » qui seront autant de coupes claires dans les budgets de fonctionnement des services publics, des services sociaux et de santé.

Monsieur le Président de la République, nous ne pouvons accepter le mépris actuellement affiché à l’égard des 16 millions de personnes retraitées dont nous portons les revendications. Les 80 000 manifestantes et manifestants du 28 septembre, dans plus de 130 villes, les 275 700 pétitionnaires, la colère et l’exaspération des personnes, tout ceci est totalement dédaigné par le gouvernement. Vos deux derniers prédécesseurs avaient eu le souci de nous écouter, et nous espérons que vous aurez à cœur de nous recevoir.

Le 28 septembre, nous avons certes été reçus par Madame Buzyn, mais elle n’a en rien répondu à nos demandes. Cette rencontre nous a d’ailleurs confirmé que les personnes retraitées n’ont aucun interlocuteur dans l’actuel gouvernement, ce qui pose tout de même un sérieux problème.

Dans l’attente de cette rencontre que nous continuons d’espérer, sauf à montrer à tous nos membres que le gouvernement se désintéresse totalement de la situation de près de 25 % de la population française, nous vous présentons, Monsieur le Président de la République, nos salutations les plus respectueuses.

François Thiéry-Cherrier (UCR-CGT, 263 rue de Paris, 93515 Montreuil cedex)
Didier Hotte (UCR-FO, 141 avenue du Maine, 75680 Paris cedex 14)
Jacqueline Valli (UNAR-CFTC, 128 avenue Jean Jaurès, 93697 Pantin cedex)
Daniel Delabarre (UNIR CFE-CGC, 59 rue du Rocher, 75008 Paris)
Marylène Cahouet (FSU, 104 rue Romain-Rolland, 93260 Les Lilas)
Gérard Gourguechon (UNIRS-Solidaires, 144 boulevard de la Villette, 75019 Paris)
Michel Salingue (FGR-FP, 20 rue Vignon, 75009 Paris)
Roger Perret (Ensemble & Solidaires – UNRPA, 47 bis rue Kléber, 93400 St Ouen)
Jacques Sanchez (LSR, 263, rue de Paris, 93515 Montreuil)

Paris le 19 octobre 2017


 

Télécharger le document : voeux_version_1.pdf
Autre document : voeux_version_2.pdf

Bonne année et nouveau site pour l’Union Départementale !

Toute l’union départementale vous souhaite une bonne année 2018, qu’elle soit l’année de vos avancées revendicatives.

Toute l’équipe vous propose ce nouveau site au design moderne et adapté aux appareils mobiles. Il regroupe désormais toutes les unions locales du département, ainsi que les retraités, en espérant qu’il réponde à vos attentes.

Notre vie privée est essentielle.

La vie privée est un enjeu de notre societe sans précedant. Au dela d’un point de vue mercantile de la protection de nos données personnelles, elle devrait etre une de nos préocupations majeures. Que l’on soit militant(e) CGT ou non c’est une chose essentielle qui n’est pas encore devenu un automatisme, tout le monde possede un smartphone dans lequel les GAFAM pioche allègrement et finalement on se dit pour se rassurer que je n’ai rien à cacher ou encore qu’il faudrait beaucoup de malchance pour subir d’éventuelles retombés.

J’aimerai vous faire partage un extrait d’un article de ploum qui donne un exemple concret:

On entend régulièrement la formule « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher ». Cet aphorisme devrait vous rassurer lorsque vous vous inquiétez de l’invasion des technologies dans votre vie.

Je voudrais illustrer la tromperie de cette phrase au travers d’une anecdote réelle, vécue à une époque où Internet était si rare qu’on pouvait le considérer comme essentiellement inexistant. Un temps où les affres de la puberté trouvaient encore un exutoire sur les pages en papier glacé des magazines.

 

Adolescent dans une grande école catholique, je me fais un jour approcher par un condisciple.
— Lio, il faut que je montre un truc trop drôle !

Ce camarade me révèle qu’il a trouvé, dans une revue porno, une photo ressemblant fortement à un de nos éducateurs. Intrigué, je demande bien sûr à voir la photo en question. Publiée dans la rubrique « courrier des lecteurs », elle représente un homme nu en érection. Contrairement aux autres photos de cette rubrique, le visage n’est pas flouté. Et la ressemblance est, il est vrai, frappante.

 

Éclatant de rire, nous avons vite fait de nous adjoindre une petite troupe goguenarde autour de la photo. Je remarque alors une chevalière très particulière et un pendentif en or au cou de notre exhibitionniste.

Ni une ni deux, la petite troupe décide de passer « discrètement » devant le bureau des éducateurs pour vérifier et, stupeur, notre éducateur porte la même chevalière, le même pendentif. Il n’y a donc plus aucun doute.

Quand on est adolescent, ce genre d’aventures est grisante. Mon condisciple prend peur et décide de ne plus montrer l’image. Après tout, il est coupable d’avoir emmené un magazine porno dans l’enceinte de l’école. Et tout le monde lui pose des questions sur la possession du dit magazine.

De mon côté, intrépide et inconscient, je lui demande de me découper la photo et la fait passer sous le manteau dans l’école. C’est rigolo. Les élèves jasent.

Le lendemain, l’éducateur n’est pas là. Il ne reviendra jamais.

Cet éducateur avait-il quelque chose à se reprocher ? Non, il échangeait une photo où il apparaissait nu avec un public majeur consentant et demandeur. C’était tout à fait légal et on ne peut lui reprocher cela.

Par contre, le magazine est arrivé dans les mains d’un lecteur non-majeur. La personne ayant permis cela est donc coupable car la photo, bien que parfaitement légale, mine l’autorité de l’éducateur. De plus, elle va à l’encontre des valeurs morales affichées par l’employeur. Deux raisons qui font qu’il était impossible de garder l’éducateur en poste.

Il est donc important de souligner un point : le problème n’est pas que l’éducateur aie posé pour des photos pornographiques ni même qu’elles aient été publiées mais bien que les élèves subordonnés à l’éducateur en prirent connaissance. Ce n’est pas le fait ni l’information qui pose problème mais bien que certaines personnes particulières aient accès à cette information.

La phrase « Celui qui n’a rien à se reprocher n’a rien à cacher » est donc fausse car ce n’est pas vous qui choisissez ce que vous vous reprochez. C’est le public qui a tout pouvoir pour décider ce qu’il va décider de vous reprocher. Afin d’illustrer la nécessité de la vie privée, on prend souvent l’exemple du régime totalitaire qui contrôle les citoyens. Mais, plus pragmatiquement, que penser de la relation élèves/enseignant ou employeur/employé ? ….

Et c’est là dessus que je voudrais rebondir, beaucoup d’employeurs profitent des réseaux sociaux ou plus simplement d’internet pour évaluer le profil des postulants ou encore avoir un suivi de ses salariés et à posteriori de ses représentants. Et même si personnellement on ne tweet, partage, like, diffuse rien sur les réseaux sociaux ou plus généralement sur internet, d’autre peuvent le faire pour vous.

Combien se sont trouvés dans des situations délicates suite à des photos ou evenements partagés qu’ils auraient aimé gardé pour eux ?

Voici une video de la quadrature du net qui généralise encore plus l’importance de la protection de notre vie privée.

 

Oui mais comment on fait? La quadrature du net a lancé « controle tes donnees » un site donnant des pistes et conseilles à suivre, il y a plus qu’a !